Milan Fashion Week #2 Grands Noms et Talents Prometteurs Délivrent Des Messages Engagés

Ce jour-là, certains des plus grands noms de la mode italienne défilaient à Milan. Parmi eux, Prada, Max Mara ou Moschino délivraient, à leur manière, des messages résolument engagés. Chez Prada, par exemple, Miuccia Prada présentait une collection fidèle à ses codes dans un décor inspiré des chambres d’adolescentes dans les années 1970, avec sur les murs des posters aux messages féministes, dont la pertinence n’est pas à démontrer en ces temps d’instabilité politique.

Chez Max Mara, il s’agissait d’un geste fort, celui de faire défiler « la » top voilée Halima Aden. Chez Moschino, Jeremy Scott jouait avec les déchets et l’upcycling dans une collection à l’identité forte. De son côté, Erika Cavallini, justement fascinée par la déconstruction et la récup, signait une collection sous influence Margiela, superbe et accessible en termes de style. D’autres grands noms, Emilio Pucci et Roberto Cavalli en tête, ne parvenaient pas à suivre la cadence. Pendant que Karl Lagerfeld – toujours bouillonnant de créativité -, offrait une collection remarquable chez Fendi. Mais les jeunes marques n’étaient pas en reste : chez Attico et chez Angel Chen, les propositions étaient aussi stylées que sensées.

TOUT EN ÉLÉGANCE, Max Mara ouvrait cette deuxième journée de week avec une collection faite d’intemporels, parfaitement coupés et essentiellement monochromes déclinés dans une palette relativement classique et plus que jamais fidèle à l’esprit de la marque : noir, gris, beige foncé, or clair, caramel et rouge passion, sans oublier le camel, bien sûr. D’ailleurs, le manteau camel – qui se présentera long pour l’hiver prochain – était au cœur de ce défilé, porté sur une jupe-culotte et un sous-pull, un pardessus en peau lainée, une combi ceinturée ou un ensemble pull torsadé-pantalon d’homme. La version la plus désirable reste ce modèle ceinturé porté par la top Halima Aden, qui défilait déjà la veille chez Alberta Ferretti et à New-York chez Yeezy, voilée par un hijab beige. Le célèbre manteau se décline aussi dans des teintes plus sombres et des matières réconfortantes comme de la peluche. Cape de chaperon et moufles complètent cette garde-robe rêvée d’une femme aussi chic que préoccupée par son confort. Les sacs aussi sont ourlés de shearling, dans lequel on se loverait : le bagage idéal à garder avec soi pour un vol long-courrier ?

There are ladies in red and then there’s this beauty. @gigihadid #MaxMara #FW17 #MFW

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Matière star de la saison, le velours fait de superbes apparitions sur des costumes un peu larges – vestes comme pantalons -, et sur un manteau idéal. Il s’épanouit dans des nuances de gris clair, de noir, de caramel ou de ce flamboyant rouge baiser. D’ailleurs, les deux manteaux rouges portés par Natasha Poly et Gigi Hadid sont associés à des pulls et des pantalons – respectivement long et court – assortis. Les costumes de working girl – veste à double-boutonnage et pantalon fluide – sont portés sur des sous-pulls en maille fine et transparente, eux-mêmes glissés sous de longs pardessus assortis : rayures banquier blanc sur gris taupe, flanelle grise… Pour le soir, une petite robe noire bustier fendue se porte sur l’un de ces sous-pulls. Les jupes crayon sont fendues à l’avant, donnant une véritable liberté de mouvement et sublimant la silhouette. Et pour le week-end, rien de plus confortable que ces sweats à capuche et ces jumpsuits zippés.

La surprise de cette journée n’était autre qu’Erika Cavallini, dont les working women inspirées de celles des eighties respiraient la modernité. D’une courte expérience aux côtés de Martin Margiela, la créatrice italienne a gardé un sens aigu de la déconstruction et de l’upcycling qu’elle se plaît à revisiter dans ses propres collections. L’hiver prochain, la palette de beiges donne le la et confère un aspect brut aux modèles : un manteau bicolore est en fait le résultat de l’assemblage de deux trenches. Ailleurs, les pulls et les trenches (doublés de carreaux à la Burberry) fusionnent en un seul look. Dans la même gamme de couleurs, une robe légère en soie beige, une autre en cuir écru et un manteau camel se révèlent bien plus adaptés à la vie quotidienne. Puis les couleurs font leur apparition, dans des nuances pastel tout d’abord : une large veste bleu gris portée sur une jupe à sequins vert d’eau qui semble avoir été déchirée, du rose pâle, du vert amande (sur un costume-pantalon ou un trench, par exemple)… avant de progressivement passer à des teintes plus saturées : satin rose ou violet, cuir indigo, pull oversized bleu vif…

Dans un style plus masculin-féminin et nettement moins avant-gardiste, les carreaux se portent sur des pulls marins et les rayures s’invitent sur des chemises ou des blazers dessinés pour des working women bien d’aujourd’hui. Délibérément plus sport et vue chez d’autres créateurs cette saison, la veste de survêt est également de la partie. Le denim aussi est déconstruit : une veste en jean portée sur une chemise d’homme, une jupe en denim fendue et des bottes en sequins feront forcément fureur l’hiver prochain. Quant à ces deux vestes en tweed déstructurées aux ganses rebrodées, aux poches reassemblées et aux boutons bijoux dépareillés, elles sont en quelque sorte la version 3.0 de la plus mythique des petites vestes noires, que chaque femme devrait posséder dans sa garde-robe. Portées sur une chemise blanche et un pantalon en cuir ou en satin, elles resteront à coup sûr parmi les images fortes de cette semaine de la mode milanaise.

Erika Cavallini goes denim @erikacavallini_official #erikacavallini #mfw #besidecommunications

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Chez Genny, les mini robes asymétriques et les épaules, délibérément larges sans être démesurées, composaient une collection sous influence 80s, majoritairement dominée par le blanc et l’or.

Plus que jamais chez Fendi, Karl Lagerfeld signe pour l’hiver une collection pragmatique et faite pour être portée. Il suffit de voir la place accordée à ces motifs chevrons et prince de Galles, parfois mélangés, pour comprendre que ces vêtements ont été imaginés pour s’inscrire dans la réalité. Chemisiers, blazers, pantalons resserrés aux chevilles, jupes plissées et jupes-culottes sont taillés pour une vie de tous les jours. Une vie élégante, sophistiquée et raffinée, comme les manches de ces vestes qui se terminent par de la fourrure, ou comme cet ensemble en peau gansé de python. Soyez sûrs que l’hiver sera chaud dans ces pièces en peau lainée effet « doudou » mais aussi sous cette inspiration pull en jacquard, qu’il s’agisse d’un modèle cropped porté sous un manteau à deux vitesses ou d’un simple motif trompe-l’œil brodé sur une robe entièrement transparente. Le soir, la transparence est de rigueur, comme l’attestent les quelques robes en tulle ouvragées portées sur des cuissardes en velours.

All in step. New sky-high boots from the #FendiFW17 collection in luxe leather & fine knits.

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Pour cette collection, le Kaiser s’est inspiré de livres italiens du XVIIIème siècle imprimés à la main et d’une technique viennoise de gravure sur bois. Cela donne vie à des imprimés graphiques, bien sûr, mais surtout, dans un registre plus luxueux associé à un savoir-faire d’exception, à d’incroyables pièces en marqueterie de fourrure, signature de la marque au double F. L’ensemble de la collection est porté sur des bottines, bottes et cuissardes stretch à la Pretty Woman ; sauf qu’ici, elles sont rouge passion. D’ailleurs, le rouge s’impose peu à peu comme l’une des couleurs phares de la saison. Chez Fendi, il se décline notamment sur des robes fluides et légères, du cuir verni ou de la maille graphique, mais également dans les moindres détails comme les surpiqûres d’un manteau camel, les boucles d’oreilles, les poignets et même les ceintures, où Karl Lagerfeld a eu l’idée de broder le mot MCMXXV en chiffres romains. Un clin d’œil qui s’adresse aux initiés : non pas les latinistes mais plutôt les fans de la maison qui reconnaîtront certainement l’année 1925, date à laquelle Adèle Fendi a fondé sa griffe. Cela nous rappelle les cols discrètement brodés de chez Calvin Klein, sur lesquels Raf Simons appose pour l’hiver le numéro 205, celui du 205 West 39th Street où sont situés les bureaux new-yorkais de la marque.

La maison Fendi présentait aussi un nouveau modèle de sac pour l’hiver prochain : résolument féminin, il renouvelle la mythique lettre F, qui retournée à 270 degrés et encadrée par un cercle s’impose comme une nouvelle signature pour la marque, graphique et inattendue. Il se décline notamment dans de superbes cuirs et fourrures ou dans de la peau frangée. Les créoles aussi reprennent ce logo. Parce qu’à Milan, trop n’est jamais assez !

Chez Attico, l’équation robe + pantalon donne de beaux résultats : la preuve en est sur un total look à rayures banquier ou sur une robe en tulle entièrement transparente portée au-dessus d’un pantalon fluide. Les manteaux beiges n’ont rien de classique : prenez ce modèle à double-boutonnage brodé d’une carpe turquoise ou ce manteau camel dont le motif argyle a été perlé. Le jour comme le soir, le velours se porte sur un manteau façon peignoir ou un pantalon large associé à un top en lamé argent. Tout comme les pochettes du soir, une minirobe à col mandarin et un blouson avec un dragon brodé au dos illustrent une envie d’Asie de la part des deux créatrices de la marque, une inspiration que l’on retrouve, très littérale, dans un ensemble vert en satin ou encore dans un pantalon rouge porté sous une robe en velours grenat. Le vinyle, le lamé, les sequins multicolores, le satin de soie et les cristaux se chargent d’apporter de la lumière et un supplément d’âme à ces pièces. Quant aux jeans 7/8 portés avec de la fourrure, ils frôlent la perfection.

ATTICO FW17 'EXTRAVAGANZA' @voguerunway #TheAttico

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Vivetta s’est notamment fait connaître avec ses chemises aux cols brodés, à la fois décoratifs et féminins. L’hiver prochain, la créatrice nous emmène au cirque, d’où cette version revisitée du Monsieur Loyal : un manteau violet à boutons dorés et col léopard ouvrait en effet le show. Sur les robes et les blouses à volants, les motifs reprennent les personnages célèbres du cirque. Trompe-l’œil et clins d’œil pleins d’humour complètent ce vestiaire ludique et haut en couleur.

Depuis le départ de Peter Dundas, un peu plus d’un an après son arrivée chez Roberto Cavalli, la marque a confié sa direction artistique au studio, qui pour l’hiver prochain s’est attaché à sublimer l’excellence de ses ateliers. Le résultat ? Brillant, à l’image de ces patchworks de laine et de fourrure sur un blouson écru porté sur un long pantalon assorti, de ces découpes de peaux exotiques sur une mini robe à motif animalier, de ces longues robes entièrement brodées de sequins, de perles et de plumes, mais aussi de cuir ou de franges dorées.

Plus que jamais d’actualité dans une saison où règnent le velours, les pantalons fluides et le satin ; les pyjamas de luxe de For Restless Sleepers faisaient la part belle à ces matières. Les manteaux de velours portés sur les ensembles en soie marine, le brocart doré, le vert émeraude, le rouge grenat, les imprimés de fleurs ou d’insectes, et la tapisserie tissent une allure hautement désirable. Délibérément celle d’un bel oiseau de nuit.

Stepping in the new collection #FRS #forrestlesssleepers FW-seventeen #voguerunway #wwd photo by @dylandon_official

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Chez Emilio Pucci, Massimo Giorgetti revisitait l’héritage de la marque favorite de la jet-set en accordant une attention toute particulière à la couleur : orange, vert, rose (les robes ressemblent fortement aux pièces de chez Céline ou Balenciaga pour l’été à venir), saumon, pervenche… La palette est joyeusement estivale pour une collection automne-hiver. Les tops en sequins aux manches frangées jusqu’au sol se portent sur des pantalons fluides assortis. En total look, les sequins reflètent toute la lumière. Bien sûr – quoique cela n’est pas si évident car depuis sa première collection, Giorgetti ne s’est que peu attaché à les revisiter -, les imprimés si caractéristiques de Pucci sont présents sur des robes asymétriques, des pièces XXL et des blouses, mais aussi sur des modèles au style plus psychédélique et moins réussi. Les bagages rappellent évidemment l’héritage de la marque tandis que ces vestes transparentes brodées de cristaux apportent une touche de modernité. Et même si l’un de ces incroyables chapeaux frangés vous couvre le visage, il vous sera difficile de passer inaperçue !

La maille est la signature de la marque Les Copains. Il est donc logique que les pièces les plus intéressantes de son défilé soient ces pulls aux manches tout en volume. Autrement, une parka brodée de papillons, des pulls rayés et des écussons brodés conféraient une allure jeune à cette collection. Porté sur une mini jupe et un cropped top transparent, un blazer s’offrait d’ailleurs une seconde jeunesse.

Vu notamment chez Joseph et chez Fendi, le pantalon ceinturé à la cheville était également au rendez-vous chez Rossella Jardini dont le premier look était constitué de l’un de ces modèles porté avec un manteau rose pâle assorti. Comme le dit l’adage, three’s a trend ! Dans une palette de gris, beige, bleu marine et vieux rose ponctuée de quelques touches de rouge, l’ancienne directrice artistique de Moschino présentait une collection particulièrement sobre comparée à celles de son successeur, l’incroyable Jeremy Scott, dont vont vous découvrirez la dernière folie créative dans une poignée de lignes. À rayures banquier ou à carreaux fins et très espacés, les costumes sont stricts, alors qu’un bomber brodé d’écussons se présente comme la pièce la plus jeune de la collection.

Dans un décor de chambres d’adolescentes aux couleurs des années 1970, Miuccia Prada délivrait un message profondément féministe : sur les murs, des affiches dont certaines étaient signées de l’illustre dessinateur américain Robert McGinnis reprenaient des slogans féministes tels que « Fashion is about the everyday and the everyday is the political stage of our freedoms. For the woman show we have decided to look at the role that women had in the shaping of modern society, their political participation and social achievements. » Pourquoi les seventies ? Ces retours en arrière, à base de revendications féministes, suggèrent une chose : peu de choses ont réellement changé. Ainsi, dire que la mode sert à accompagner les changements de notre société est plus vrai que jamais : aujourd’hui, le style de ces années-là revient, car les femmes défilent de nouveau dans les rues, là où les droits sont remis en cause et les inégalités toujours réelles.

Les pantalons en velours côtelé ouvraient la collection dans un style très évocateur, portés avec des soutiens-gorges en tricot, des ceintures et des claquettes en fourrure, des cols en maille et des colliers de coquillage. Puis venaient les patchwork de cuir, les tweeds, le tricot, l’angora perlé de motifs floraux porté en total look (cardigan, pull et jupe), et enfin les plumes, en petites touches d’abord, puis à outrance, ensuite. Sur l’ourlet des jupes, elles swinguent ; sur la capuche portée avec les robes en satin frangé de perles, elles apportent un côté années folles. La plus spectaculaire d’entre elles ? Une robe couleur chair entièrement recouverte de franges de perles rose saumon, de plumes d’autruche et de marabout rouges et blanches.

#FromTheFrontRow Green ostrich feather hat @prada #prada #MFW

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La maille est kaléidoscopique, et forcément colorée. Sur certaines pièces, des fils tirés donnent un côté juvénile que l’on retrouve dans ces longues écharpes nouées derrière la nuque. Cloutés, brodés de perles et frangés, un manteau et un blouson de cuir ont un esprit cowboy couture tandis que les casquettes donnaient un air rétro à la collection. Alors que les manteaux à carreaux sont ourlés de fourrure, les imprimés floraux qu’Anna Wintour aime tant ont l’air d’avoir été peints. Ceux de Robert McGinnis sont en tout cas collectors : l’illustrateur des affiches de Diamants sur Canapé avec Audrey Hepburn et de certains James Bond a prêté le temps d’une saison ses illustrations de femmes à Miuccia Prada qui les applique sur des robes colorées : orange, rouge, vert, bleu…

D’autres pièces se démarquent au milieu des fashion statements : une robe à godets en angora rouge sang portée par Lindsey Wixson, un manteau imprimé de nuances de vert à col de fourrure sur un pull gris et une jupe noire, de longues robes noires fendues… Profondément inspirant.

Prada 👹🔥 @prada 🔥 #MFW #milan

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Dans le cadre d’une saison riche en messages politiques et sociaux, le dernier défilé Moschino était, sinon une ode au recyclage, une fantastique critique de notre société de consommation. Sur un podium fait de cartons bardés de scotch marron, Kendall Jenner (qui cela dit en passant, n’a jamais autant ressemblé à sa mère Kris avec sa mèche de côté, plaquée sur le front par un bibi boîte en carton) ouvrait le défilé, dans un tailleur-jupe camel scotché, escarpins assortis. Gigi Hadid la suivait de près dans un trench façon papier kraft, appliqué d’étiquettes « Fragile ». Quant à sa sœur, Bella, elle portait un manteau à double-boutonnage aux boutons dorés comme recouverts de papier alu. Ces pièces se déclinaient ensuite sur des ensembles et des manteaux portés par les tops du moment : Stella Maxwell, Jess PW, Yasmin Wijnaldum, Marjan Jonkman, Adwoa Aboah…

Le tailleur Chan… oui, le tailleur Moschino se décline dans une matière transparente à l’effet papier bulle que l’on retrouve autour du corps entièrement couverte de cristaux. Longuement représentés à travers le show, les imprimés sont des photos de magazine découpées par Jeremy Scott dans les pages de Vogue. Si certains sont définitivement too much, d’autres donnent lieu à d’intéressantes pièces en trompe-l’œil. Anna Cleveland a l’air d’être partie avec les rideaux. Leila Goldkulh, elle, est parmi les plus élégantes dans sa robe vernie façon sac poubelle, volantée et ornée de noeuds géants : sans le chapeau « couvercle de poubelle en métal », et sans la minaudière assortie, elle sera simplement audacieuse. Tirant une nuée de rats en peluche, Luna Bijl n’est à l’inverse pas gâtée par sa robe ultra mini. La housse du pressing connaît son heure de gloire, portée comme une cape transparente sur une robe du soir et ornée de la mention « We ❤ our customers ». Un message subliminal ? En tout cas, les robes faites de brocart, de tapis, de déchets et d’emballages, d’objets ménagers, de rideaux de douche, de gants en cuir ou montres en toc proposent une réflexion pop et décalée sur notre quotidien. Reste à savoir si comme le proclame Jeremy Scott sur un t-shirt, « Couture is (just) an attitude » !

Angel Chen proposait un vestiaire de pluie idéal, imaginé autour de parkas et vestes coupe-vent unies ou taguées à la Basquiat, mélangées à des pièces d’inspiration streetwear. Une idée enthousiasmante que l’on ne peut que saluer, d’autant plus lorsqu’elle est bien exécutée : ainsi, le reste de la collection ne nous déçoit pas : le cuir miroir argent ou rose est moderne, mais ce qui attire l’œil et donne envie d’être en hiver, ce sont ces sweats à capuche courts portés sous des manteaux de fourrure oversized rose pâle ou vert émeraude foncé. Hip-hop et luxe.

Photo de couverture : (Défilé Prada) Courtesy of Schohaja pour V Magazine

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