New York Fashion Week #7 Working Women et Party Girls Défilent, Entre Esprit Tailleur et Jeux de Brillance

Depuis le début de la semaine, New-York est partagée entre deux tendances : d’un côté, l’allure des working women est revisitée par des créateurs fascinés par le tailoring, remarquablement mis au service de costumes-pantalons déclinés dans des couleurs vives, unis ou mélangés façon color-blocking, des motifs masculin-féminin (carreaux, rayures banquier, pied-de-poule ou prince de Galles) ou des matières nobles, velours et brocarts en tête. A voir les épaules oversized des blazers, il est évident que Demna Gvasalia y est aussi pour quelque chose. De l’autre, c’est la party girl que la mode célèbre à travers des broderies de sequins, paillettes, franges et cristaux, ou des matières métalliques faites pour être portées de jour comme de nuit. Pour l’hiver prochain, certains designers, comme Thom Browne ou Michael Kors n’hésitent pas à mixer les genres et les influences dans des collections qui continuent d’abolir la traditionnelle distinction entre vestiaire de jour et robes du soir.

BEIGE, GRIS, kaki, camel, écru, prune, noir… La palette choisie par Michael Kors était remarquablement sobre ce matin-là. Pour sa collection automne-hiver 2017, le créateur américain privilégiait la coupe et les matières aux couleurs et motifs, offrant à ses clientes un large choix de pièces intemporelles et adaptées à toutes les occasions. À commencer par sa version du power suit sublimée par Edie Campbell : un pantalon d’homme en flanelle grise porté sur un chemisier noir déboutonné et sous un manteau camel dont les découpes latérales permettent aussi de le porter tel une cape. Les manteaux et blousons, beiges ou gris, sont tout aussi convaincants, notamment cette version sans manches du manteau en laine camel, un futur hit. Les carreaux, les chevrons et les motifs prince de Galles offrent de nombreuses variations autour du costume. Après une semaine entière de défilés, il est désormais évident que le tailoring, dont la coupe s’applique à moderniser des motifs classiques, sera l’une des tendances phares de l’hiver prochain. L’un des looks majeurs de cette collection ? Une longue chemise beige portée sur un pantalon fluide assorti. Chic sans en faire trop, tout comme un ensemble d’essentiels que les working-girls new-yorkaises ne tarderont pas à adopter : jupe portefeuille, chemise blanche, blazer, maille monochrome…

Off to "classy" kind of day! @michaelkors #nyfw #fw17 #allaccesskors | photo by @givetts x FASHIONTOMAX.COM

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Les gants longs en cuir ou en maille complètent cette silhouette sophistiquée qui reflète une vision très américaine du luxe. D’ailleurs, sur des manteaux de toutes les tailles ou par simples touches, la fourrure est omniprésente, plutôt réussie lorsque Michael Kors s’en tient à des couleurs neutres : gris, beige, ou même noir. Plus risqués, les motifs léopard, les cristaux, la fourrure colorée ainsi que ces bottines drapées peu flatteuses pour la silhouette auraient très bien pu rester dans l’esprit du créateur. Tendance émergente de l’hiver prochain, les robes frangées en font presque trop, la faute certainement à ces broderies façon léopard. Finalement, les pièces les plus réussies prouvent que tout en restant commercial, Michael Kors peut aussi faire preuve de bon goût, et plus que jamais, être au cœur des tendances.

Chez ATM Anthony Thomas Melillo, le confort n’est jamais sacrifié au profit du style. L’inverse non plus d’ailleurs. Ici, les sweats à capuche se portent sur des leggings, tout comme un blouson de cuir, un pull en maille frangé ou un cardigan ceinturé. Les robes près du corps sont à la fois légères et chaleureuses comme ce modèle blanc aux manches délicatement trop longues. Du luxurious casualwear (comme le rappelle la marque sur son site), idéal aussi bien pour un dimanche d’hiver que pour un vol long-courrier.

Au même titre qu’un nombre croissant de designers, Derek Lam optait cette semaine pour une sobre présentation sous forme de lookbook, comme une pause dans une industrie de la mode en plein bouleversement. L’occasion de se concentrer sur l’essentiel – les vêtements – à travers une proposition riche qui manquait parfois de cohérence, mais en aucun cas de belles pièces. Comme ces deux jupes en cuir mauve, ces pantalons larges et pourtant si fluides – une véritable obsession cette saison -, ces détails de col et de manches cloutés sur une blouse bicolore ou encore cette petite robe noire perlée dont le haut est construit comme une cape. De mini volants font onduler les tops et les jupes ainsi que les manches des pulls et des fleurs brodées de sequins et de pampilles apportent de la nouveauté à un manteau bleu marine à la ligne en A. Dans un style plus décoratif, les motifs tapisserie font forte impression.

Vivid colors and thoughtfully seamed detailing for #DerekLam #FW17. Photographer: @arnofrugier

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Kimora Les Simmons donnait aussi dans le décoratif avec ses deux premiers looks, une veste et une robe en jacquard rose. Cependant, ces pièces se faisaient très rapidement éclipser par le reste de la collection qui proposait notamment d’intéressantes variations autour du déshabillé : manteau façon peignoir, jumpsuit imprimé, nuisette de jour, ensemble en satin… Les broches en forme d’oeil en cristaux rappellent que malgré la scénographie (moulures et tapis imprimé), ce vestiaire d’appartement est bel et bien fait pour le soir. Tout comme ces motifs aux allures de cascades de sequins qui rappelaient ceux de la marque Monse et les œuvres de l’artiste Pat Steir.

Chez Delpozo, les volumes étaient plus impressionnants que nulle part ailleurs. La coupe parfaite de ces courts blousons zippés, par exemple, apporte de la modernité à des pièces dont le savoir-faire frôle celui de la haute couture. Les minirobes ceinturées de deux boucles métalliques rappellent certains modèles de Pierre Cardin dans les 60’s, qui plus est portées sur des sous-pulls à capuche. La fluidité des pantalons oversized est compensée par la coupe structurée des hauts. Parfois, même les chemises aux épaules arrondies se portent rentrées dans ces incroyables pantalons ; et par une certaine magie de la coupe, la silhouette n’en est que sublimée. C’est aussi cela qui rend ces pièces en brocart si modernes. S’il n’était pas déjà l’une des signatures de Delpozo, le color block serait consacré par ce défilé où plus impressionnantes que les rayures multicolores, les associations de bleu pervenche et de safran, de bleu Klein et de marine, de grenat et de rouge brique annoncent un hiver haut en couleur.

#DelpozoFW17 Collection with @josepfontc as Creative Director.

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Il y a quelques mois, BY. Bonnie Young présentait pour la première fois sa collection de prêt-à-porter lors de la Fashion Week de New-York. L’anecdote vaut le coup d’être racontée : sa toute jeune marque est née en réponse aux attentes des clientes de sa précédente ligne de vêtements pour enfants qui achetaient ses modèles… pour les porter elles-mêmes ! Les longues expériences de Bonnie Young chez Ralph Lauren puis chez Donna Karan, notamment en tant que responsable du développement matières, l’ont confortée dans son expertise de la coupe qui s’exprime l’été prochain dans de longues robes romantiques et dans un goût prononcé pour les recherches sur les matériaux, que l’on retrouve notamment dans des micros-broderies fleuries, si fines qu’elles ressemblent à s’y méprendre à des imprimés. Pour l’hiver, la créatrice s’intéresse à des motifs psychédéliques qu’elle imprime sur de longues pièces fluides, complétées par une palette électrisante de violet ou de bleu Klein. Si sa collection printemps-été etait remplie de longues robes à l’esprit champêtre, celle-ci prône un vestiaire de party girl à toute heure de la journée, comme lorsqu’apparaissent un top loose à sequins iridescent ou des rayures illuminées par un fil lurex doré. S’il n’est pas particulièrement en phase avec le reste de la collection, ce très beau manteau ceinturé en cuir chocolat à col rond, zips et boutons pression n’a rien de classique. Il en est même la pièce centrale, témoignant d’un savoir-faire remarquable au même titre que ces pièces en cuir texturé ou que cette jupe-culotte bordeaux.

Another great Campaign by luca Babini @lucababiniphoto #fall2017collection #newyorkfashionweek @vogue.com__

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Pour l’hiver, Victor Alfaro brode ses longs par-dessus de mots « Hope », « Love », « Wish », « Save the earth » qui font écho à l’optimisme de ces créateurs qui ont préféré citer l’espoir et le militantisme plutôt que la dépression et la survie comme thèmes d’inspiration. Ces manteaux militaires ont presque un côté premier degré. D’ailleurs, les motifs colombe ou peace and love tombent dans le superflu, étant donné que ces modèles en denim ou en carreaux prince de Galles n’ont rien de basique : ornés de détails moins signifiants tels que des cols en fourrure ou de discrets motifs en cristaux, ils s’inscrivent pile dans la tendance du moment.

Vivienne Tam n’a pas hésité à inclure de la brillance sur la plupart de ses looks. Même la journée, où l’alternative aux carreaux et chevrons plutôt masculins se trouve du côté de matières futuristes comme celles des blousons argentés, robes à sequins et autres jupes asymétriques en dentelle métallisée. Les imprimés, qu’ils représentent une rue saturée de néons ou simplement des traits de lumière multicolores, symbolisent la ville de Hong-Kong qui a servi d’inspiration à la créatrice. Le velours dévoré aussi d’ailleurs, même si traité de façon moins figurative, il s’affranchit plus aisément du thème.

Malgré l’annonce récente de sa situation de faillite, Bibhu Mohapatra a pris la peine de présenter une collection joyeuse et colorée, fidèle à ses codes. Les épaules surdimensionnées n’étaient pas du plus bel effet, contrairement aux manteaux de fourrure et aux robes piquées de plumes. Espérons pour le créateur que ce défilé ne sera pas le dernier.

Chez J. Mendel, les superbes manteaux de fourrure se portent avec des cols, des étoles ou des manchons dépareillés. Présentés sur de longues robes dont le savoir-faire exceptionnel se mesure en nombres d’heures, ils sont volontairement pensés pour être portés tous les jours, lorsque leurs heureuses propriétaires les associeront à des jeans boyfriend ou à des pulls en cachemire. Vu sur un nombre croissant de podiums, l’imprimé léopard, même s’il n’était pas un thème majeur – à part peut-être chez Michael Kors ce matin-là -, fait ici quelques apparitions réussies. Le soir, J. Mendel met toute sa rigueur au service de robes de bal intemporelles et néanmoins modernes. La dentelle est omniprésente, associée à des plumes ou des broderies, comme sur une minirobe argentée qui devrait rajeunir en un clin d’œil la moyenne d’âge des clientes de la marque.

That's a wrap. #fall17 #nyfw #jmendel

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Chez Yeezy, tout le monde ne parlait que d’Halima Aden, le premier mannequin en hijab à avoir signé avec l’agence IMG, à l’origine de l’image forte de ces derniers jours, partagée de façon virale sur Instagram : sur un cliché du prochain numéro du magazine de Carine Roitfeld, CR Fashion Book, la top de 19 ans se tient droite, conquérante, dans sa robe Loewe surmontée d’un corset de cuir. Lors de la présentation de la nouvelle collection de Kanye West pour Adidas, elle est apparue dans un long manteau de fourrure beige, portant son fameux voile. Cette autre image forte prend tout son sens, quelques semaines seulement après l’intolérable Muslim Ban décrété par le gouvernement Trump, qui a révolté de nombreux acteurs de l’industrie de la mode. Ainsi, la collection en elle-même n’aura pas fait autant parler d’elle que les précédents shows du chanteur-styliste. Cela dit, étant donné le véritable désastre provoqué par son précédent défilé – mannequins au bord de l’évanouissement, rédactrices serrées dans des bus inconfortables, chaussures dans lesquelles il était impossible de marcher, casting ouvertement discriminatoire -, il valait mieux pour Kanye que sa collection Yeezy Season 5 calme le jeu. C’était justement le cas : dans une atmosphère plus sobre, les vêtements reprenaient le dessus sur le reste. Peaux lainées, outerwear d’inspiration militaire, cuissardes à talons, et grande nouveauté de la saison, du denim. Le créateur a cru bon de nous rappeler que Yeezy est avant tout le fruit d’une collaboration avec l’équipementier Adidas, d’où les logos à trois bandes dispersés sur les sweats et les t-shirts les plus recherchés de la planète streetwear-luxe, derrière peut-être ceux de Demna Gvasalia chez Vetements ou les modèles de Gosha Rubchinskiy pour Adidas. Le jogging de la marque allemande est d’ailleurs revisité dans des nuances bordeaux, et les parkas à l’esprit survivaliste se portent avec des casquettes imprimées Calabasas, du nom de cette ville située en bordure de Los Angeles, privilégiée depuis plusieurs années par les célébrités américaines.

Sportswear at its finest. #yeezy #fw17 show during #NYFW.

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Dans sa nouvelle collection, Anna Sui déroule son inspiration folk à travers des manteaux ourlés de fourrure, des volants et du velours sous toutes ses formes : en total look ; sur les pantalons, les capes et les slipdresses ; imprimé de fleurs, etc. Le casting cinq-étoiles composé entre autres de Vittoria Ceretti, Julia Nobis, les sœurs Hadid, Dilone, Jamie Bochert, Hanne Gaby Odiele, et bien sûr Kendall Jenner nous ferait presque oublier les vêtements, qui en plus d’être richement imprimés, brodés, et appliqués, sont accessoirisés à outrance. Des motifs d’inspiration décoration d’intérieur, des robes à fleurs à l’esprit bohème, des pantalons larges, des franges, des carreaux, des jeux de matières irisées ou métallisées et des bijoux que l’on croirait sortis de la boîte à secrets d’une collectionneuse méritent que l’on s’y attarde un moment. Chaque look est unique, tous comme les pièces qui une fois dispersées dans les points de vente de la marque n’auront rien perdu de leur incroyable personnalité.

Hi @kendalljenner 👋🏻 @annasuifashion #kendalljenner #annasui

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Il nous aura fallu attendre cette septième journée de fashion week pour qu’émerge une nouvelle tendance : la Chine, citée plus tôt dans la matinée, a également inspiré la maison Marchesa qui sans tomber dans la citation – un exercice souvent risqué et pas toujours bien vu ni par les gens de la mode, ni par les clientes asiatiques – ponctuait ses iconiques robes de soirée de références à l’Empire du Milieu. Sur la plupart des modèles, cette inspiration n’était pour ainsi dire pas évidente à retrouver : une incroyable végétation luxuriante composée de dentelle, plumes et broderies habille la majorité des looks, sans réellement connoter d’influence particulière, au même titre que les touches de velours ou de brocart qui ponctuent la collection. Cependant, une fois que les cols montent, que le satin vert coupé en biais se pare de cristaux, que les camélias dorés éclosent sur du satin noir, et que les franges rouge grenat virevoltent sur les pans des robes, la Chine s’invite, discrète et grandiose, dans toute sa splendeur.

Wendy Nichol présentait une collection intitulée Dear America. Devant un mur où les affiches « Racism kills » et « Bad hombre » côtoyaient les portraits de Donald Trump, ses robes paraissaient bien sages. Néanmoins, un superbe trench en cuir, suivi par de très intéressantes combinaisons en satin ou en velours, semblait prêt à aller rejoindre un rassemblement de rue dont le slogan aurait tout à fait pu être « Féministes mais féminines »

Célèbre et célébré pour ses costumes gris et son sens du spectacle, Thom Browne ne dérogeait pas à la règle cette saison : le défilé s’ouvrait sur un manteau à chevrons porté sur la veste, le gilet et la cravate assortis, chemise blanche et manchons de fourrure de rigueur. Aux pieds, des bottines façon patins à glace que les mannequins faisaient glisser dans un décor immaculé, entre les pingouins de tissu décorés aux couleurs de la marque. Plus amusants qu’autre chose, nous les retrouvons d’ailleurs imprimés sur certaines vestes de la collection. Sur la bouche des mannequins, des lèvres découpées dans du tissu gris ; dans les cheveux, une longue tresse en franges grise. Difficile de faire plus conceptuel. Aux patchworks de fourrure et de tissus masculins succédaient de magnifiques tailleurs et manteaux en tweed texturés, toujours dans une impeccable combinaison de nuances de gris, noir ou blanc. Vers le milieu de la collection, la couleur faisait son apparition, d’abord sur des manteaux en fourrure plus difficilement envisageables dans la vie réelle, puis sur le tweed et les imprimés : carreaux, vichy, Prince de Galles, rayures… Ici, les motifs argyle sont en réalité des patchworks de matières, témoignant d’un savoir-faire exceptionnel. Des centaines de boutons de nacre brodés sur un blazer ou un long manteau noir témoignent d’une patience et d’un sens du détail hors-pair. Ailleurs, les boutons font office de ganse sur une veste en satin.

… mother of pearl … #thombrowne #tbfw17 fall 2017 hair: #eugenesouleiman beauty: #aarondemey

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Plus finement que sur les sacs et les pochettes représentant des costumes d’homme en 2D, les boots, fermées par des boutons et un col ou dont la tige prend la forme d’une cravate en satin complètent les looks avec un drôle de trompe-l’œil. Un manteau noir entièrement brodé de sequins et gansé de vinyl se termine par des plumes. Il serait parfait sur une robe de soirée Haute Couture. Idem pour cet autre modèle en satin, moins spectaculaire mais tout aussi désirable. Lors du final, des doudounes noires prouvent que le designer américain sait aussi s’adapter à des clientes pour qui le savoir-faire d’une robe ne veut pas dire grand-chose, du moins comparé à l’imperméabilité d’une veste d’hiver. En résumé, voilà ce qui fait le succès de Thom Browne : une mode magnifiquement surréaliste mais aussi profondément réaliste.

S’il y a quelques mois encore, nous pensions avoir atteint un véritable seuil de saturation en termes de mots distillés par les créateurs dans leurs collections, l’hiver prochain vient infirmer avec force la fin annoncée de cette tendance. Au contraire, les mots prennent plus que jamais du sens et les messages délivrés par les marques s’expriment au travers de slogans, imprimés ou brodés sur les t-shirts, les sweats, et par extension sur les vestes et autres pièces fortes de notre garde-robe. Chez Maki Oh, les tops brodés « No condition is permanent » ou « No standing » viennent compléter le nombre impressionnant de modèles déjà classés dans la catégorie « messages ». Ironiquement, ses robes et tops imprimés ou brodés d’un motif « oh » nous interpellent, autant que les vêtements eux-mêmes dont le savoir-faire mérite d’être évoqué : les fils colorés donnent un aspect brut à ces pièces, qui contraste avec la brillance des pantalons en cuir ciré ou des matières métalliques. La palette de couleurs y est aussi pour quelque chose : oui à ce rouge vif, ce jaune et enfin ce rose pâle décliné sur un blazer en velours brodé du fameux « oh ». Les manteaux façon peignoir apportent une touche décontractée à cette collection résolument festive où les imprimés colorés de la créatrice nigériane Amaka Osakwe sont le meilleur moyen de faire passer un message : celui d’un optimisme radieux.

Chez Assembly New York, enfin, les mannequins posaient debout sur des canapés en cuir et velours, alanguies sur les murs. Le cadre idéal pour une photographier une collection mélangeant les influences : les superpositions parfois un brin étranges s’inscrivent dans la tendance actuelle qui consiste à mixer streetwear (voire sportswear) et créations pur luxe. La marque associe par exemple une longue robe pailletée et un pantalon à bandes en velours, une jupe en cuir et un hoodie, ou encore une veste de pluie transparente à capuche et un manteau d’homme à carreaux. Encore plus décalé, un coupe-vent noir imprimé d’un logo Assembly retourné se porte sur une chemise oversized kaki, un top graphique et un pantalon rose pâle boutonné sur les côtés. Si le stylisme plonge le tout dans une atmosphère quelque peu étrange, il va de soi que les pièces présentées ici sont de véritables must-have, des vestes de pluie aux pantalons fluides en passant par cet élégant manteau rouge.

Fw17 look 8 / collection now up on vogue.com !

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Photo de couverture : (Défilé  Thom Browne) Courtesy of The Impression

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