New York Fashion Week #6 Réinvention ou Révolution ? New-York Exulte, Entre Avant-Garde et Grands Classiques

Pour prendre pleinement conscience de la densité de la fashion week new-yorkaise, il suffit de regarder chaque défilé, chaque présentation, chaque lookbook, mais il faut aussi prendre conscience qu’une fois le marathon quotidien des défilés terminé, les insiders sont priés de se rendre aux after-parties et autres soirées de lancement, anniversaires et ouvertures de boutiques… Car plus que dans n’importe quelle ville – quoique Paris peut souvent en dire de même – il y a toujours quelque chose à célébrer à New-York.

Les réseaux sociaux, d’ailleurs, sont un bon moyen – quoique non exhaustif – de suivre cette semaine de défilés : entre coulisses, détails et goodies post-défilés, l’indétrônable Instagram et son challenger Snapchat élargissent considérablement l’audience des shows. Enfin, rien de plus rafraîchissant que de repérer les meilleurs looks sur les blogs de street style, constamment à l’affût du moindre détail mode qui fera le tour de la planète en quelques heures. Ce jour-là, deux illustres marques américaines – Tory Burch et Narciso Rodriguez – réinventaient leurs icônes tandis que Coach s’offrait une véritable cure de jouvence sous l’égide de Stuart Vevers. Plus que jamais en ce moment, la mode américaine est bousculée par de jeunes créateurs comme Gabriela Hearst, Sally LaPointe ou Brandon Maxwell, qui jonglent entre tradition et modernité, notamment à travers leur savoir-faire de la coupe et leur maitrise des matières. Plus extrême, l’incroyable Baja East offrait une collection réjouissante et rafraîchissante. Simple réinvention ou véritable révolution ?

COMMENCER UNE JOURNEE de défilés par Tory Burch est tout à fait normal à New-York, où la créatrice a acquis un véritable statut d’icône du style preppy. Pour l’hiver prochain, Burch a puisé son inspiration dans un film des années 1940, Indiscrétions, avec Katharine Hepburn et Cary Grant, donnant lieu sur le podium à une allure plus preppy que jamais. Ainsi, brodés de son nouveau logo représentant un B en calligraphie dorée, les modèles de sa nouvelle collection passent du blanc immaculé de la tête aux pieds – fourrure blanche et pantalons fluides – à des imprimés carreaux de toutes les tailles, portés avec du velours côtelé ou des pulls fair isle. Très BCBG, évidemment. Des blouses à col lavallière dans des couleurs perlées complètement le look tandis que les mules à noeud de velours confirment une tendance émergente : une envie de souliers d’un autre temps. Si la collection n’est pas particulièrement moderne, la faute à ces imprimés décoratifs définitivement too much et aux coupes relativement classiques, elle plaira certainement aux fans de l’empire Tory Burch. Celles-ci devront toutefois de dépêcher si elles souhaitent s’offrir cette veste bicolore brodée de nacre, un véritable fashion statement.

Winter whites. #ToryBurchFW17

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Our vintage floral-print shoes. #ToryBurchFW17

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Chez Badgley Mischka, autre institution américaine, il est plus difficile de dégager certaines tendances, car derrière les robes drapées et richement brodées de la marque se cachent un goût prononcé pour l’ornementation et le travail de la coupe que l’on retrouve de saison en saison chez ce duo de créateurs. Toutefois, la présence de ce jogging en velours marine et du top assorti illustrent la tendance. Parmi les longs fourreaux, les modèles en brocart apparaîtront certainement très vite dans les pages red carpet de la presse américaine.

Jil Sander Navy est un peu plus qu’une ligne bis : pour l’hiver prochain, la marque propose un vestiaire tour en volume, où les parkas, cintrées à la taille, dévoilent subtilement les épaules. Parmi les pantalons larges et les jupes amples qui s’arrêtent juste en dessous du genou, un magnifique manteau bordeaux prouve que la simplicité fait souvent des étincelles.

Naeem Khan ouvrait son défilé automne-hiver sur une silhouette entièrement brodée de pierreries. Non pas une de ses traditionnelles robes de princesse, mais un pantalon rayé et une veste assortie, ouverte sur un soutien-gorge en dentelle. Quelques looks plus tard, la même silhouette réapparaît, cette fois brodée de cristaux. Les pantalons de velours ont une coupe loose, qui contraste avec des cuissardes richement brodées. Il est cependant dommage que le reste du show ne s’inscrive pas dans la même modernité.

Le lookbook de Yigal Azrouël s’ouvre lui aussi sur un ensemble à l’esprit pyjama tout en rayures. Sauf qu’ici, il est bien plus sage, plus urbain aussi, porté avec une parka imprimée camouflage. Les longues slipdresses brodées l’emportent sur l’outerwear. Comme diraient les Américains, less is more.

Sally LaPointe a bénéficié d’un récent coup de projecteur lorsque Kendall Jenner s’est mise à porter les looks de cette créatrice lors de ses sorties, notamment le jour où elle est apparue dans un parfait ensemble gris clair, pantalon court et cape assortis portés sur un top près du corps. Les ventes de la marque ont fortement augmenté depuis, tout comme son nombre de followers sur les réseaux sociaux. Mais si la supermodel a assurément contribué à l’explosion de Sally LaPointe, la très grande qualité de ses créations y est aussi pour beaucoup. L’hiver prochain, la fourrure se porte en manteau oversized ou par touches comme sur les coudes des pulls signatures de la marque. Le jour, les matières métallisées, les sequins, le velours et les plumes apportent un côté habillé à la collection, qui de par son choix de matières mais aussi de couleurs – kaki, bleu, fuchsia – se révèle beaucoup moins minimaliste que les précédentes.

FALL 2017 is here // more images to come // #fw17 #sallylapointe

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Chez Alice + Olivia, nous retrouvons l’un de ces t-shirts à messages devenus indispensables depuis le début de la semaine : sous un costume fluide en sequins, la phrase « Be the change you wish to see in the world » claque en lettres noires sur fond blanc. Si la créatrice assure qu’il n’y a rien de politique dans ce geste, chacun est libre de l’interpréter comme il lui plait. Après tout, c’est aussi cela, la mode ! Les autres propositions incluent une slipdress rose ourlée de dentelle, des manteaux brodés d’oiseaux et de motifs floraux, mais aussi des blazers en velours – un indispensable de tout dressing -, des imprimés camouflage et un costume à rayures banquier porté sur un top façon lingerie. Comme toujours, la silhouette est jeune, surtout lorsque les looks sont accessoirisés de ces néo-rangers zippés en velours ou en cuir verni.

Surfant sur la tendance survivaliste, les matières techniques d’ICB semblent être parées pour affronter des températures extrêmes. Les superpositions et les mélanges de matières dessinent une allure urbaine faite pour les jours de grand froid. Une veste et un manteau en cuir et peau lainée prouvent une nouvelle fois aux sceptiques que le noir et le bleu Klein peuvent se marier, pour le meilleur uniquement. Cet ensemble en velours argent, lui, ne devrait pas résister une seconde aux intempéries ; par contre, il fera une alternative de choix à n’importe quelle robe de soirée trop classique.

Pour en revenir aux institutions, Dennis Basso est de celles-ci. Le créateur, reconnu pour ses manteaux de fourrures, en propose une large sélection pour l’hiver prochain, aussi bien portés sur du satin ou du velours que sur des bas résille. De quoi ravir les plus fidèles de ses clientes – mais aussi de nouvelles – qui seront certainement séduites par ces longues robes imprimées de la carte du monde ou de timbres postaux rappelant certaines créations de Pierpaolo Piccioli et Maria Grazia Chiuri chez Valentino ou d’autres modèles plus récents d’Alessandro Michele chez Gucci.

Gabriela Hearst est l’une des créatrices à suivre à New-York. Dans la lignée de jeunes marques dont je vous parlais cette semaine, telles que Brock Collection, Protagonist, Ryan Roche, M. Martin ou Khaite, Gabriela Hearst a réussi en peu de temps à créer son propre univers, fait de matières nobles, de coupes épurées et de détails inattendus, notamment au travers d’un travail de recherche autour des textures. Les collections de cette créatrice d’origine uruguayenne sont notamment en vente sur le très chic site The Line, fondé par la styliste Vanessa Traina qui travaille notamment pour son ami Joseph Altuzarra. Or, cette semaine, Gabriela Hearst conviait la presse et les acheteurs à son premier défilé. Parmi d’impeccables manteaux en cachemire rose, marine ou beige, la designer présentait des pièces à carreaux d’inspiration masculine, mais aussi du satin de soie ou du velours comme sur ces manteaux façon peignoirs ou ces robes brodées de cristaux aux formes irrégulières.

Ce parfait cardigan long à double boutonnage et pattes d’épaules bleu marine aurait même pu faire l’objet de davantage de déclinaisons : qu’il est agréable de voir de si belles pièces en maille sur un podium ! L’hiver prochain, le col roulé devient la norme, porté sous les robes comme sous un superbe costume rose vif. En apparence modestes et pourtant parfaitement exécutés, les sacs à dos en cuir minimalistes de Gabriela Hearst devraient également connaître leur heure de gloire.

Look 5: Billie Backpack in Navy

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Chez Moncler Grenoble, les carreaux tenaient le haut du pavé. Dans tous les sens, de toutes les tailles et de toutes les couleurs, les tartans colorés défilaient sous les chandeliers dans un décor de bal. Portées avec des gants et des bottines de montagne, les vestes matelassées de la marque se déclinaient dans des couleurs pop, du rouge au vert en passant par le jaune. Pour le final, les modèles laissaient place à une valse viennoise sous l’œil bienveillant de l’espiègle Derek Blasberg, toujours parfait dans son rôle de maître de cérémonie.

Inspiré par l’Amérique des grands espaces, le créateur britannique Stuart Vevers livrait une collection moderne et plus américaine que jamais, dans la continuité du travail phénoménal effectué – avec succès – depuis son arrivée chez Coach 1941. Sous les yeux de la chanteuse Selena Gomez, nouvelle égérie de la marque, a défilé la quintessence de l’American style : les matières comme le denim ou le cuir sont patchées, tout comme ces blousons brodés d’écussons à cols en fourrure surdimensionnés, de véritables best-sellers en devenir à l’image de ces doudounes que l’on imagine destinées aux moins de 25 ans.

Plus littérales, les évocations de la campagne américaine sont nombreuses dans cette collection, qu’il s’agisse de peaux de bêtes à l’aspect brut ou d’imprimés à fleuris expressément vieillots tout droits sortis de La Petite Maison dans la prairiePlus adaptés à la ville, il y aura toujours les cols en fourrure et cuir frangé et les petits blousons cloutés ainsi qu’une très intéressante veste en peau lainée toute en nuances de violet. Pour compléter ce look, les filles Coach portent des chemises à carreaux plaid dont certaines sont appliquées de motifs cerises en sequins. Les robes à fleurs d’il y a plusieurs saisons reviennent sous des pulls fair isle, eux aussi brodés de sequins. Pour le final, elles se portent sous des sur-robes façon gilets de cowboy en veau velours brodées de fleurs, d’oiseaux ou d’étoiles. Mais rassurez-vous, il ne s’agit en rien d’un revival de la famille Ingalls. Porté avec des baskets – qui ne sont pas des plus réussies, cela étant dit -, le look est assurément urbain et décalé, comme le confirment les hoodies oversized, les casquettes en fourrure plus grosses que les (certes, mini) sacs et les chaussettes portées dans les sandales plates compensées à boucles de cristaux. Un défilé à prendre au second degré… ou à laisser.

Chez Apiece Apart, les vêtements sont faits pour être portés. Cela semble être une évidence, mais plus qu’ailleurs, les pièces présentées dans le lookbook de la marque respirent le quotidien. Prenez par exemple cette jupe ample en denim, ce trench fluide kaki ou ce manteau d’homme porté sur un pantalon imprimé. Des essentiels avec une touche de créativité, plus affirmée dans les looks à volants ou les modèles zippés, comme ces combi-pantalons ou une robe longueur midi déclinés dans des couleurs pastel. Si Apiece Apart s’autorise quelques mélanges de couleur, de la maille vert olive associée à du cuir marine au pantacourt en cuir porté avec un pull orange vif, elle ose également les total looks bleu ciel, rose pâle, kaki ou lilas. D’ailleurs, dès les premiers jours d’automne, New-York verra très certainement virevolter des pantacourts en cuir, également vus chez d’autres créateurs cette semaine.

Au même moment, la créatrice Josie Natori présentait une collection sous influences asiatiques, où les motifs de paysages traditionnels et les dragons sont brodés sur les robes, tops et ensembles en satin, jusqu’aux collants portés dans des escarpins noirs. Les petites robes noires en velours, décidément indispensables l’hiver prochain, complètent cet élégant vestiaire d’extrême Orient.

Récompensé par le prix Swarovski lors des derniers CFDA Awards, finaliste du LVMH Prize, et styliste de Lady Gaga, Brandon Maxwell est l’un des créateurs les plus surveillés outre-Atlantique. Cette saison, il propose une collection majoritairement noire, où les robes courtes et près du corps dominent parmi de superbes ensembles-pantalons monochromes. En effet, ce chemisier blanc rentré dans un pantalon fluide est tout simplement l’un des plus beaux looks de la semaine ! Comme le montre son travail sur les volumes commencé fin 2015 pour sa première collection, Brandon Maxwell n’a pas peur des superlatifs : les cropped tops sont ultracourts, les décolletés ultraplongeans, les jupes et les robes sont ultrafendues.

Les ensembles et vestes déclinés dans une sublime nuance de vert émeraude sont parmi les plus réussis : ce manteau de fourrure oversized est tout simplement sublime. Les cols sont démultipliés, mais les cinq couches de tissu n’ont rien de lourd, bien au contraire. La collection prend un tournant résolument eighties lorsque défilent des épaules carrées XXL, des pulls en mohair et des pantalons taille basse qui s’élargissent sous le mollet, des minirobes asymétriques et sur un ultime air de Mariah Carey, un costume fluide entièrement recouvert de cristaux argent qui laisse bien peu de place à l’imagination.

Fall/Winter 2017 Backstage 📷: @dina_litovsky x @tmagazine

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Le défilé Pyer Moss s’ouvrait sur un t-shirt taille XXL imprimé du slogan « Nothing to say ». Le créateur voulait-il faire passer un message ? En effet, cette formule aurait tout à fait pu figurer dans la critique sévère d’une rédactrice un brin acerbe. Un manteau camel aux épaules carrées porté sur un blazer, un jean court et des baskets Reebok blanches rappelait le style de Demna Gvasalia et de son collectif Vetements, dont l’influence ressortait chez de nombreux créateurs cette saison (pour le meilleur comme pour le pire, d’ailleurs). Difficile, donc de ne pas établir de comparaison entre les deux marques. Les sweats imprimés et les joggings manquaient de peps et les costumes n’étaient pas plus captivants. Dommage, car Kerry Jean-Raymond, le fondateur de la marque, a certainement beaucoup plus à dire qu’il n’y paraît, comme le prouvent ses modèles pour homme des saisons passées.

Il y aura toujours de la place pour des vêtements aux coupes relativement épurées, mais avec du caractère. Les pièces de Nomia, la marque fondée par la créatrice Yara Flinn, sont justement de celles-ci. Même les matières les plus habillées – satin, velours, jacquard fleuri – se portent le jour avec des mules pointues ou des bottines carrées. Plus urbain, le kaki se décline sur des pièces très désirables ceinturées par des boucles en D. Minimalistes et essentiels, les trenches fluides et les robes drapées sont d’un chic fou.

Continuant de tracer sa ligne minimaliste et épurée, Narciso Rodriguez nous a offert une collection fidèle à ses codes, et non moins forte de nouvelles propositions. L’hiver prochain, les robes fendues se portent sur les pantacourts, omniprésents, qui dessinent la silhouette de la saison. Les découpes subtiles et les bandes de tissu cousues sous les robes et les jupes fendues apportent juste ce qu’il faut de sensualité. Sur le défilé, les tops en cuir sont féminins ; à celles qui les porteront de les rendre sexy, si elles le souhaitent. Les manteaux sont absolument intemporels et même le tailoring paraît fluide, loin de ces vestes aux épaules carrées vues chez de nombreuses marques cette semaine. Plus expérimentales, les robes à sequins et les pièces en gaze de soie apportent de la nouveauté au répertoire de Narciso Rodriguez. Et pour celles qui seraient en manque de couleur, soyez sûrs que ces deux looks rouges suffiront à combler leurs désirs.

Fall 2017 #narcisorodriguez #fall2017

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Backstage at the Fall 2017 show. #narcisorodriguez #fall2017

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Dans son dernier lookbook, la marque Baja East présente ses propositions pour l’hiver prochain sur deux pages : d’un côté, la silhouette se découvre sur un rideau blanc, tout en sobriété ; de l’autre, les mannequins – hommes comme femmes – donnent vie aux vêtements dans un esprit festif et nocturne. Cette mise en scène reflète bien l’ADN si singulier de la marque. Le velours pastel est là, partout : un blazer bleu ciel se porte sur du denim à franges argentées. Un autre, vert amande, contraste avec un pantalon de satin noir. Sur certaines pièces, le velours est littéralement dévoré. Tout comme ces t-shirts et hoodies imprimés de détails de corps tatoués, les carreaux et les slipdresses ont un côté grunge, d’autant plus lorsqu’ils sont associés à des cropped tops en dentelle ou des matières délavées, l’une des signatures de la marque.

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Un trench en satin noir se porte aussi bien par les femmes que les hommes. Vous aurez très certainement ressenti mon enthousiasme à propos de Baja East qui en peu de saisons à déjà réussi à imposer une véritable proposition stylistique. Car malgré l’aspect destroy de ces pièces, tout ici est magnifiquement réalisé. Un savoir-faire remarquable à l’allure jeune, impertinente, et moderne. Le luxe en 2017.

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Photo de couverture : (Défilé Narciso Rodriguez) Courtesy of The Impression

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