De l’Art de la Haute Couture

À l’issue d’une semaine de défilés riche en émotions dont voici le meilleur, entre robes de bal et matières résolument contemporaines, nous nous sommes posés une question cruciale : dans une industrie de la mode en pleine transformation, quel est encore le rôle de la Haute Couture aujourd’hui ?

LUNDI 23 JANVIER 2017, la semaine de la mode masculine n’est pas encore terminée que le tout Paris se met d’ores et déjà à rêver à la Haute Couture. Pourtant, il faudra attendre quelques heures avant de lancer les festivités. En effet, cette saison, Donatella Versace a préféré dévoiler sa ligne Atelier Versace sur rendez-vous, au showroom, en lieu et place du traditionnel défilé que les habitués associent depuis des années au début de la semaine de la Haute Couture parisienne. Si la collection compte ce qu’il faut de robes fidèles à l’esprit glamour de la marque, le look book est loin de recréer l’atmosphère spectaculaire des shows Versace. Accessoirisées de sages spartiates noires ou chair, les silhouettes reprennent l’essentiel du style maison, à savoir les découpes suggestives, longueurs mini et autres robes de sirène qui ravissent toujours autant clientes et célébrités. Parce que sans eux, la Haute Couture ne serait pas ce qu’elle est, saluons l’excellence des ateliers pour ce sublime travail autour des plissés, plumes, et autres broderies parsemées de cristaux qui n’attendent que les flashs et la lumière des projecteurs pour briller de mille feux.

Robes de bal et nuances pastels

Nous entrons dans un tout autre registre chez Giambattista Valli, où le show s’ouvre sur une silhouette familière : la ressemblance avec Franca Sozzani est frappante, émouvante même, comme un hommage à la fantastique rédactrice de mode italienne disparue en décembre dernier. D’autant plus fort qu’il se détache du reste de la collection. Certains looks de jour semblent avoir été pensées sous l’influence de Miuccia Prada : des robes courtes en satin brodé sont accessoirisées de cols en cristaux ou imprimées de fleurs oversized. Dans un registre plus singulier, les longues robes à motifs floraux – parfois trop chargées ? – s’inscrivent dans un style plus décoratif, dans la lignée des pièces romantiques de chez Valentino ou du travail d’Alessandro Michele chez Gucci. Un trio de mini robes à traîne et volants déclinées en rose, orange et bordeaux – cette dernière remportant tous les suffrages dans sa version à manches longues – offre à nos yeux une Haute Couture moderne bien ancrée dans la réalité d’aujourd’hui. Comme toujours chez Valli, la robe de bal donne lieu à de multiples interprétations : cette saison, elle est entièrement brodée de sequins ou composée d’un haut en cristaux porté sur un imposant jupon de tulle blanc ou rose pâle. Pour clôturer le show, elle se décline, lumineuse, en jaune poussin. Si fidèle au plus pur style Valli que les fans du créateur auront forcément adoré.

La robe de bal, justement, marque cette saison son grand retour, y compris là où nous l’attendons le moins. Inspirés par le thème de la fragmentation, Viktor & Rolf font la part belle au tulle, travaillé en volants colorés dans une dominante pastel sur des robes à l’esthétique déconstruite. Flirtant parfois avec l’absurde, ce manifeste do it yourself est à lire au travers du prisme du duo de créateurs néerlandais connus pour leur travail de recherche autour du vestiaire féminin : cette saison, leur mode s’inspire de nos vies, des traces d’un passé dont la mémoire subsiste à travers les vêtements. Patchworks de tissus décousus dans des créations vintage et découpes incongrues s’immiscent sur les ensembles asymétriques et sur les spectaculaires tenues de bal. Une forme d’upcycling couture plus cérébrale que jamais, visant à souligner la « beauté de l’imperfection », selon les designers. En effet, ce Boulevard of Broken Dreams rend hommage à la technique japonaise du Kintsugi, destinée en poterie à recoller les morceaux, d’où ces fantasques assemblages de tissus retenus entre eux par un épais fil doré. Les inratables semelles rouges des escarpins nous ramènent cependant à un présent où la Haute Couture ne fait pas tout. Les pieds sur Terre, Viktor & Rolf n’en oublient pas moins la réalité du monde actuel : depuis la fin du show, trois modèles de robes sont disponibles en see now buy now sur leur site… pour une valeur de 20 000€, un investissement très raisonnable pour de la Haute Couture. Preuve ultime que les deux créateurs se seraient assagis ?

Chez Maison Margiela Artisanal, John Galliano aussi semble s’être apaisé. Lors d’une conférence aux BoF Voices en décembre dernier, il est apparu dans sa blouse blanche, humble uniforme des ateliers Margiela. Le britannique a démontré, lors de cet événement, qu’il n’avait pour autant rien perdu de son humour. Pour l’été 2017, il réinterprète les classiques de la garde-robe féminine dont il ne conserve que la colonne vertébrale : manteau de laine, caban, trenches et slipdresses sont ainsi découpés de sorte qu’il n’en reste plus que la structure. La frontière entre mode et art est plus que jamais mouvante dans ce défilé, où le tulle transparent est entièrement brodé de fil coloré, ce fil rouge (l’expression est toute trouvée) que l’on retrouve tout au long de la collection – sur un court pardessus gris de toute beauté, par exemple. Qu’importe la saison, l’outerwear est particulièrement réussi : ici, un manteau en patchwork de velours, mousseline et satin imprimé se passe de commentaires tandis que là, un modèle en laine rouge se suffit à lui-même, uniquement retenu par une main et associé aux iconiques bottines Tabi, best-seller de la marque. Le rouge, celui de la première collection de Galliano pour Margiela, est omniprésent. La silhouette la plus représentative du style personnel du créateur est forcément cet ensemble rouge noué, drapé et effilé, accessoirisé d’un large chapeau en fourrure assorti. Mais la pièce la plus impressionnante du show est incontestablement ce manteau blanc sur lequel un portrait de l’artiste Benjamin Shine prend vie dans une envolée de tulle noir. Dans son compte-rendu, le Vogue américain fait l’éloge d’une créativité inédite depuis l’arrivée de Galliano au sein de la Maison. Vous aurez peut-être reconnu ce fameux filtre Snapchat – celui qui fait cracher des arcs-en-ciels -, cousu sur un incroyable manteau en tulle transparent. Dans une interview accordée au site internet du magazine, le couturier dit entre autres s’être inspiré des réseaux sociaux, Snapchat en tête… Ailleurs, sur Instagram, ses fans le lui rendent bien ; les commentaires sont dithyrambiques. John Galliano, enfin réconcilié avec lui-même, fait plus que jamais l’unanimité.

Très à l’aise dans son rôle de directeur artistique, Pierpaolo Piccioli excelle chez Valentino dont il a repris les rênes après le départ de sa collaboratrice Maria Grazia Chiuri pour Christian Dior. Sa dernière collection pour l’illustre maison romaine rend hommage au savoir-faire de Monsieur Valentino avec une série de robes plissées dans des tons écrus dont le tombé rappelle celui des statues grecques qui inspiraient tant Madame Grès. Les créations aériennes de Piccioli se déclinent dans de délicates nuances pastels, du rose au jaune pâle en passant par le mauve ou le vert amande, très présentes dans la collection. Les pantalons fluides, encore omniprésents l’été prochain dans les collections de prêt-à-porter, dessinent une silhouette féminine à la démarche à la fois gracieuse, élégante, et pleine d’assurance. La robe-cape, déjà réinterprétée par le créateur dans ses précédentes collections, confère elle aussi de la stature. Quelques longues robes d’un rose outrageusement vif apparaissent comme des flashs au milieu de ce défilé de tons neutres. Le rouge passion, lui, n’a jamais rien d’anecdotique chez Valentino : soyez certains de revoir cette magnifique robe-cape en mousseline plissée lors du bal des récompenses cinématographiques, dès le mois prochain.

Pendant ce temps, Dior invitait le monde de la mode à son Grand Bal, une fête décadente où se sont croisés party girls et insiders désenchantés, tous désireux de prendre part à cette soirée comme ils n’en avaient pas connu depuis plusieurs années. Le défilé, lui, multipliait les références à l’héritage de Monsieur Dior en alternant vestes bar, femmes fleurs et robes de bal modernisées par une créatrice encore sous l’influence de ses années passées chez Valentino. La scénographie ? Un labyrinthe, métaphore de l’arrivée tumultueuse de Maria Grazia Chiuri à la tête de la marque…

En parlant de décor, sous la verrière du Grand Palais, Chanel donnait rendez-vous à ses invités dans une galerie de miroirs inspirée du mythique escalier de la Rue Cambon pour une collection tout en lumière aux accents rétro, des tailleurs pastels à la Jackie O. aux robes du soir d’inspiration Art Déco en sequins et plumes. Sous l’œil bienveillant de sa mère Vanessa Paradis, Lily-Rose Depp a une fois de plus conquis l’assistance en fermant le show aux côtés de Karl Lagerfeld, nous offrant ainsi l’un des plus beaux moments de cette semaine.

Une Couture haute en couleurs

L’été 2017 sera orange chez Armani Privé : lorsque le maestro de la mode italienne choisit une couleur et s’y attache le temps d’une collection, il se produit toujours des étincelles. L’été dernier, le couturier nous initiait au mauve, tandis qu’à l’hiver 2015, il rendait hommage à Schiaparelli dans une collection parsemée de rose Shocking après un été à dominante vert de jade… Est-il indispensable d’aimer l’orange pour apprécier cette collection ? La réponse est non : si tel n’est pas le cas, Armani vous la fera aimer, au moins le temps d’une saison. Sur la quarantaine de looks présentés sous les yeux d’Isabelle Huppert ou de Nicole Kidman, toutes ses nuances y sont représentées, parfois entrecoupées de noir comme sur de parfaites robes longues et sur des pantalons droits intemporels. Car même pour les beaux yeux d’Armani, l’orange n’est pas encore le nouveau noir… Ici, les pièces les plus intéressantes sont entièrement brodées de perles, comme cette veste à la coupe épurée – ou illuminées par des sequins à l’image de ces pantalons fluides, aussi déclinés dans des nuances flamboyantes de satin. Des imprimés floraux venus d’autres continents se déploient sur les jacquards, tandis que les vestes, sacs et ceintures en crocodile rivalisent avec les plumes, dans un mélange enivrant d’ambre, de melon, de tangerine et de safran.

En parlant de Schiaparelli, la marque vient de retrouver son statut officiel de maison de Haute Couture, après quelques années passées en marge du calendrier officiel depuis sa renaissance progressive démarrée en 2013. Son directeur artistique, Bertrand Guyon, rend hommage aux codes Schiap que sont le fameux rose Shocking, la robe homard, et les inspirations surréalistes de la fantastique Elsa, célébrant ainsi une Couture décidément Haute… en couleurs.

Une invitation au voyage

Chez Givenchy, Riccardo Tisci démontre une fois de plus sa capacité à emmener la Haute Couture sur des terrains encore inexploités. Les robes en mousseline de soie imprimée de carreaux pourraient être directement sorties d’un western, avec leurs cols à smocks et leurs détails plissés, tout comme ces pièces en dentelle délicatement ouvragées assorties a des bottines follement couture. Les plumes, décidément très présentes cette saison, sont brodées en 3D ou sur le bas des robes. Dans la continuité de l’univers amérindien exploré – sans appropriation culturelle aucune – par le créateur, des franges de cuir ornent très justement une veste queue-de-pie en velours noir, qui reste définitivement l’un des looks les plus réussis de cette semaine.

Elie Saab, lui, regarde vers l’Orient. Son défilé de princesses Haute Couture s’ouvre sur une robe en satin bleu à l’esthétique fifties, caractérisée par un large décolleté dévoilant les épaules et fendue à l’avant. Très vite, les premières broderies apparaissent, figuratives – l’œil protecteur de la civilisation égyptienne -, ou plus impressionnistes à l’image de ces « inoubliables scènes de bateaux dansant sur le Nil » dépeintes comme telles par le créateur libanais sur son compte Instagram. Féerique. Plus loin, on fantasme sur des pantalons d’un bleu profond associés a des traînes en mousseline ou en satin, étonnamment remarquables dans cette profusion d’or. Pour une collection intitulée « The Birth of Light », quoi de plus normal que de regorger de dorures, sous la forme de sequins, perles et autres pierreries ? À la fluidité d’un pantalon bleu pastel font écho les manches en plumes d’un long manteau entièrement brodé. Les manches sont longues ; seule la transparence des robes dévoile la peau, qu’il s’agisse de ces ravissantes robes-capes couleur chair ou d’un autre modèle bleu à empiècements de mousseline et cristaux. Les broderies semblent posées à même le corps, comme sur celui de la top Lineisy Montero, brillante dans sa robe longueur midi et ses lunettes de star hollywoodienne. À en voir cette collection, il est évident que l’industrie a besoin de créateurs comme Elie Saab qui s’attachent à développer leur vision personnelle de la mode, un vocabulaire unique qui s’enrichit de saison en saison sans renier ses valeurs et ses fondamentaux. Non pas que ses collections soient parmi les plus avant-gardistes, Elie Saab s’est toujours donné pour mission de sublimer les femmes. Couturier avant d’être styliste, ses créations sont synonymes d’élégance et de bon goût, s’éloignant rarement de la silhouette intemporelle qui a fait son succès : de longues robes glamour parfaitement coupées, marquées à la taille pour flatter la silhouette, le plus souvent brodées, et toujours riches d’une dimension onirique. Sans jamais tomber dans l’ennui, Monsieur Saab reste fidèle à son esthétique, garante d’une tenue de soirée réussie.

Toujours prêt à nous faire sourire, le facétieux Jean-Paul Gaultier ne déroge pas à la règle cette saison : parmi les looks parfois indescriptibles de son défilé printemps-été, certaines pièces sortent indéniablement du lot : les blazers rayés, à double boutonnage ou ceinturés à la manière des kimonos ont de beaux jours devant eux. Tout comme les plus sobres de ces pièces : une veste courte en sequins, un petit blazer, une jupe crayon et un pantalon fluide noirs parfaitement coupés feront toujours un sans-faute. Si à certains moments, il est vrai qu’on s’égare, plus dans le stylisme que dans l’idée même du show (les modèles les plus fous s’appellent « Elle a du blé » ou « Bitch Better Have My Monoï…) tout est pardonné à l’enfant terrible de la mode, dont la joie si communicative aura une fois de plus enthousiasmé l’audience. Rendez-vous est pris dans six mois pour un autre spectacle !

Il va de soi que le couturier libanais Zuhair Murad a puisé sa source d’inspiration dans les feux d’artifice, à en voir les broderies mais aussi les volumes démesurés de sa dernière collection Haute Couture. Les robes de bal drapées ornées de bouquets d’étincelles de toutes les couleurs illustrent bien le ton de la saison : de la brillance sous toutes ses facettes. Une flamboyante robe de mariée clôture le show, totalement couverte de cristaux, comme un ultime bouquet final. En quelques minutes, nous voilà transportés au Japon, sur l’île de Miyajima, songeant à d’incroyables spectacles pyrotechniques.

Le pouvoir évocateur de la Haute Couture est plus fort encore chez Guo Pei, la créatrice chinoise qui a signé la spectaculaire robe jaune portée par Rihanna au Gala du Met en 2015. Couronnées et perchées sur des talons démesurément hauts, ses créatures d’une autre époque – ni passée, ni présente, ni certainement future – condensent tout son incommensurable savoir-faire. Un voyage dans l’inconnu, mélange de divin, de mystique et de baroque où les ors habillent des femmes-icônes que l’on n’imaginerait même pas évoluer hors de ce défilé-spectacle. Pour le coup, il y a fort à parier qu’aucun de ces ensembles incroyablement exécutés ne fera d’apparition sur les tapis rouges. Qu’importe ! C’est aussi cela la Haute Couture.

Beaucoup plus réaliste et non moins onirique, la collection d’Ulyana Sergeenko propose une Haute Couture réaliste et élégante, à l’image du premier look porté par Natalia Vodianova. Les néo-bustiers de la collection dévoilent les épaules et couvrent les bras de certains modèles de volants. Les tailleurs de dame sont modernisés grâce à des jeux de coupe ou de matières – un sublime oui pour cette veste dorée ! De nombreuses pièces sont taillées pour le red carpet comme cette robe cape noire ceinturée ou cette magnifique robe en mousseline rebrodée de perles couleur de jais. D’ailleurs, le tapis rouge est déjà là, puisque c’est sur la piste aux étoiles du Cirque d’Hiver que la créatrice russe a fait défiler ses modèles. De quoi faciliter la tâche de ses futures clientes…

Plus que jamais d’actualité, Alexandre Vauthier signe une collection bien dans son époque : comme chaque saison, ses filles ne renieraient pour rien au monde leur dégaine ultra rock, pas même pour de la Haute Couture : mini robes asymétriques, jeans et shorts en denim, vestes en tweed à détails en vinyl s’adressent à une nouvelle génération de clientes qui n’a pas froid aux yeux. Incarnées par la top Anna Selezneva, elles portent des pièces brodées par Lemarié – l’un des Métiers d’Art possédés par Chanel – avec une impertinence on ne peut plus déconcertante. Pendant que Kendall et Bella défilent, Rihanna doit être en train de choisir ses prochaines tenues : parions sur ce pantalon en cuir porté avec une chemise rayée : terriblement rock, il résume parfaitement notre époque. Traduire l’air du temps dans des vêtements, n’est-ce pas l’une des nobles missions de la Haute Couture ?

La Haute Couture, matière à réflexion

Les défilés d’Iris Van Herpen sont toujours l’objet d’interrogations, de questionnements, qui tournent autour de la nature de la surprise imaginée par la créatrice néerlandaise. La seule certitude de celui qui s’apprête à regarder – ou plutôt à prendre en pleine figure – ses vêtements-œuvres d’art reste l’assurance de vivre une expérience unique où l’innovation textile est  poussée à son paroxysme. Cette saison ne déroge pas à la règle : il faut attendre plusieurs secondes avant d’apercevoir les modèles qui surgissent de l’ombre pour déambuler sur le podium. Le moins que l’on puisse dire est que cela vaut le coup : les plissés ondulants d’un genre nouveau rivalisent d’inventivité avec des robes en plastique imprimées en 3D et ornées de détails organiques, comme une sorte de colonne vertébrale couture. Des seize looks présentés lors du show, nous en retiendrons un en particulier : l’une des images fortes de la semaine de la Haute Couture restera incontestablement cette robe entièrement brodée de gouttes d’eau qui semble suspendue dans le temps et l’espace, figée autour d’un simple voile de tulle couleur chair. Une pièce rare qui replace la mode dans l’une de ses fonctions essentielles : nous faire rêver.

« Au-delà de tout impératif commercial, marketing ou financier, seule résiste, plus forte que tout, la liberté de créer, pour quelques centaines de clientes et pour des millions de passionnés. »

Car dans une industrie en pleine révolution, bouleversée par la multiplication des collections, le see now buy now, et l’immédiateté indissociable des réseaux sociaux, la Haute Couture reste seule attachée à ses règles et ses traditions tout en s’inscrivant dans la contemporanéité.

En effet, si ce n’est pour des enjeux d’image, les maisons de Haute Couture n’ont rien à perdre, ce qui confère à la discipline ce statut d’art à part entière. Au-delà de tout impératif commercial, marketing ou financier, seule résiste, plus forte que tout, la liberté de créer, pour quelques centaines de clientes et pour des millions de passionnés. D’où cette éternelle vocation à toujours nous surprendre et nous inspirer.

Photo de couverture: Courtesy of Morgan O’Donovan & Molly SJ Lowe pour Iris van Herpen

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